Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...

samedi 28 septembre 2013

Fable de La Fontaine : le bègue et le poivrot...2/2

Il était une fois au royaume de France, deux hommes qui rêvaient tout haut d'un destin national.....Vous avez lu mon précédent billet consacré à Bayrou le Bègue ? Voici la suite, Borloo le poivrot...

Borloo est un homme brillant et cultivé : En 1972 il obtient une licence en droit et philosophie et en histoire et sciences économiques. Dans les années 1980, il devient avocat au barreau de Paris et fonde le cabinet d'avocats Borloo & Associés, spécialisé dans le droit des entreprises en difficulté et dans la transmission, l'implantation d'entreprises, le marché financier, les fusions et acquisitions. dans ces domaine, il sera reconnu comme un des meilleurs (et plus cher) avocat du monde.
Attiré par la vie publique, il se fait élire maire de Valenciennes (1998-2002) où sa compétence sera reconnue tant par ses amis politiques (la Droite) que par ses adversaires (la Gauche).
Ses activités d'avocat d'affaires vont l'amener à croiser la route d'un redoutable affairiste : Bernard Tapie*. A eux deux, ils vont dépecer des entreprises en appliquant quelques recettes très simples : on rachète des sociétés pour un franc symbolique, on renégocie les dettes en versant un minimum aux créanciers, on réduit les charges en licenciant une grande partie du personnel et on revend un bon prix. Après son passage les sociétés sont souvent acculées à la faillite (La Vie Claire, Terraillon, Donnay…), mais ça, tout le monde s'en fout.
Avec Mitterand, Tapie devient ministre. Si ! C'était le bon temps où être un margoulin notoire ne vous empêchait pas daccèder à un ministère. Dieu merci, les temps ont changés et ce ne serait plus possible aujourd'hui. (non, je déconne...).
Quoiqu'il en soit, le parcours du Nanard donne des idées à notre Borloo, et le voilà qui se lance  dans l'arène :
     -ministre délégué à la Ville et à la Rénovation urbaine dans le gouvernement Raffarin I.
     -ministre de l'Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement de Villepin.
Comme ministre du logement,  Il annonce vouloir produire 20 000 à 30 000 "maisons à 100 000 euros" par an. En 2008, seules 4 de ces maisons étaient construites. Vous avez dit flop ? 
Son passage dans ces deux ministères ne laisse pas grand souvenir, mais le bougre à de l'appétit et se voit bien devenir calife à la place du calife, c'est à dire 1er ministre.
Pour ce faire, il abandonne Chirac pour Sarkozy.
Bingo, en mai 2007, première étape, il est nommé à la tête d'un grand ministère des Finances. Se sentant pousser des ailes et n'ayant pas compris que seul le chef peut parler, il annonce  entre les deux tours des législatives une "TVA sociale" à 24.60%, qui aurait coûtée 80 députés à l'UMP.
Il est débarqué illico des finances, au bout de 33 jours...
Pour le garder sous le coude, le grand Mamamouchi lui donne un os à ronger et le nomme ministre d'Etat, et de l'écologie.
A ce titre, il signera, en prétendant suite à la polémique ne pas les avoir lu, les premiers permis d'extraction du gaz de schiste à des grands groupes multinationaux. Quand on a fréquenté Tapie....
Un remaniement gouvernemental s'annonçant, Borloo frétille : il est convaincu que le poste de 1er ministre est pour lui. Las ! Sentant le vent tourner, il préfère quitter le gouvernement et soutenir Sarkozy à la présidentielle de 2012. 
Avec Morin, autre guignolo, il fonde l'UDI, un parti au "centre".
C'est à dire nulle part...
Reste la question essentielle : Borloo est-il un poivrot ?
Rien ne permet de l'affirmer catégoriquement. Toujours est-il que son aspect négligé, genre "inspecteur Colombo", ne plaide pas en sa faveur et il traine comme un boulet limage que donne de lui les Guignols de linfo sur Canal+
Le mariage du bègue Bayrou et du poivrot Borloo résistera-t-il aux épreuves, genre présidentielle de 2017 ? 
Peut-être. 
Mais ce qui semble sûr, c'est que dans cette union, un des deux mariés sera cocu....
Portez-vous bien...

*En 1993, Tapie va tomber suite à l'affaire VA-OM, sombre corruption d'un match de foot. Curieusement, pas grand monde ne relève qu'à cette époque, le maire de Valenciennes et ancien président du club de foot de la ville était un certain Borloo. Un hasard ? Je ne crois pas...