Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...

samedi 19 octobre 2013

Un air de Valls...

Ca y est ? C'est fini ces délires, ces crises de nerfs à répétitions, ces déclarations à l'emporte pièce, ces tweets assassins, ces étudiants dans la rue ? On peut essayer de parler sérieusement ? 
Bon alors allons-y !
Parlons de Léonarda...

Mercredi matin on apprend qu'une opération de police s'est déroulée pour intercepter un bus scolaire. A entendre les premiers commentaires, c'était limite GIGN. Nous apprendrons plus tard qu'il s'agissait en fait de récupérer une gamine pour la mettre dans l'avion avec ses parents sans papiers expulsés vers leur pays d'origine le Kosovo.
Mon propos ici n'est pas de commenter l'expulsion en elle-même : était-elle légale où non, fallait-il montrer plus d'humanité etc…etc…Nous aurons prochainement les réponses.
Ce qui m'intéresse, ce sont les réactions à cet évènement.
Avant même d'avoir tous les détails, l'artillerie a fait feu sur le seul et unique responsable de cette supposée ignominie : Manuel Valls.
Le poste de ministre de l'intérieur est sans aucun doute le plus difficile  et le plus ingrat.
Difficile, car dans un pays contestataire comme la France, le flic est mal perçu. Pour les uns il y en a trop et pour les autres pas assez.
Ingrat car rendu systématiquement responsable de tous les dérapages. Une mobylette est volée dans un bled au fin fond de la France, ne cherchez pas le coupable : c'est Valls.
On comprend facilement que l'opposition cogne en permanence sur un ministre de l'intérieur. Elle est dans son rôle et la gauche n'a pas été manchote dans cet exercice du temps de Sarkozy.
Par contre, comment expliquer ce déchainement des personnalités socialistes et non des moindres ? 
Passons sur la stupidité de certains qui exigent une interprétation "humaine" de la loi. La loi, c'est un principe, ne peut être interprétée : Dura Lex Sed Lex. Par contre, on peut ne pas être d'accord avec elle. Dans ce cas, dans un pays censé être démocratique comme le nôtre, les députés peuvent se saisir du sujet et amender les textes. 
" Il y a la loi. Mais il y a aussi des valeurs avec lesquelles la Gauche ne saurait transiger. Sous peine de perdre son âme..." Belle déclaration d'un militant droit de l'hommiste ? Non, l'auteur s'appelle Claude Bartolone. Au lieu d'écrire de pareilles conneries, cet homme devrait utiliser son énergie à faire modifier cette loi qui semble lui provoquer de tels tourments. Et il est bien placer pour cela puisque Président….de l'Assemblée Nationale. Et accessoirement, nous rappeler ces fameuses valeurs avec lesquelles il ne faut pas transiger...
Dans cette affaire qui a embrasé la médiasphère, c'est essentiellement les socios qui ont donné de la Grosse Bertha.
Pour défendre Léonarda ? Un peu. Pour flinguer Valls ? Beaucoup.
Car aussi incroyable que cela puisse paraître, Valls est devenu pour la gauche l'homme à abattre. Pourquoi ?
Valls a prit son ministère à bras le corps, il se bat pour obtenir des résultats sans ménager sa peine et son action est reconnu par les français, ce qui le rend très populaire. Il veut mettre à bas la réputation de laxisme qui colle à la peau du parti socialiste en matière de sécurité.
Valls partage la même ligne politique que le Président, et même si ce dernier ne le reconnaît pas publiquement, il lui apporte un soutien sans faille. Ils ont le même objectif, inventer une sociale démocratie à la française*.
Valls ne porte pas ombrage à F.Hollande qui préfère le voir avec lui au gouvernement plutôt qu'en électron libre en dehors.
Et surtout, Valls est un homme brillant, ce qui est loin d'être le cas de la plupart des autres ténors de la gauche et son charisme rend encore plus flagrante leur médiocrité. 
Il fait de l'ombre et gêne les petits marquis du PS qui voit en lui un redoutable rival pour les échéances futures. Le poste de 1er ministre, mais plus sûrement la présidentielle de 2022
(partant du principe que Hollande se représentera en 2017**).
L'accession  à l'Elysée est une course de longue haleine (Mitterrand a mis 40 ans pour y arriver) et il est préférable de couper les pattes de ses adversaires potentiels dès que possible.
Malheureusement, ces irresponsables, comment les appeler autrement, ne se rendent pas compte qu'ils se tirent une balle dans le pied en montrant un parti qui se déchire et ne soutient pas son gouvernement. Ils vont même jusqu'à instrumentaliser, à travers les organisations étudiantes d'extrême-gauche, des lycéens qui n'en peuvent mais et qui seraient bien inspirés de regarder à la TV combien ils sont pathétiques en récitant des textes appris par cœur…
mais dîtes-moi ! Ce pataquès pourrait profiter à l'UMP. Hélas pour elle, ses ténors sont trop occupés à savoir qui de Sarko, Fillon ou Copé a la plus grosse.
Avec des oiseaux pareils, le FN n'a même pas besoin de monter au créneau. Il lui suffit d'attendre tranquillement tapi dans l'ombre en comptant les points et en engrangeant les intentions de vote.

*A ce sujet, on peut juger du manque de discernement politique de F.Bayrou. Après une première occasion avortée avec S.Royal en 2007, voilà qu'il vient de ruiner son futur en retournant avec la bande de turlupins centristes : Borloo, Morin & Co. C'est un looser. Définitivement…
**Et sera réélu...
PS : seuls deux hauts dirigeants socialistes ont pris clairement la défense de Valls. Chevènement et....si. Elle. Et c'est  ICI : Ségolène Royal défend Valls...