Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...

lundi 14 mai 2012

Morgen ist auch noch ein tag...

De mes longues années d'étude de la langue allemande, j'ai uniquement retenu cette expression "morgen ist auch noch ein tag", ce qui signifie "demain est un autre jour".
Oui, demain est un autre jour.
Demain une nouvelle ère va s'ouvrir.
Demain, François Hollande sera investi Président de la République.
Demain, enfin !
Demain sera une belle journée, mais pas pour tout le monde.
Pas pour la droite en général et JF Copé en particulier.

Ce sinistre individu s'est déjà singularisé en menant une campagne présidentielle au niveau du caniveau. La défaite venue, il continue de plus belle, avec l'aide de Nadine Morano et quelques autres de la même eau, telle la grotesque Maryse Joissains-Masini, députée-maire UMP d'Aix-en-Provence, qui a déposé un recours en annulation (heureusement rejeté par le Conseil Constitutionnel), aux motifs que "François Hollande n’a pas la prestance d’un Président et qu’il agite ses petits bras de manière extrêmement ridicule".
D'autres affirment que le grand gagnant de la présidentielle est Sarkozy, puisque les Français ont d'avantage voter contre lui que pour Hollande et que ce dernier est un incapable !
On revient au procès d'intention que je dénonce ici sans relâche. 
Combien de fois avons nous entendu cette affirmation "heureusement que c'était Sarkozy qui dirigeait le pays pendant la crise..." sous-entendu qu'avec Ségolène Royal, on serait aujourd'hui au niveau de la Grèce.
On ne saura jamais ce qu'il serait advenu avec elle à la Présidence. Par contre, F.Hollande au pouvoir, on va savoir ce qu'une autre politique peut donner comme résultat.
Et c'est cela qui inquiète la droite. Elle attire l'attention sur le danger qui nous menace si la gauche à tous les pouvoirs, Sénat et Assemblée Nationale, oubliant que c'était son cas et que nous venons de vivre dix années de gouvernance à droite. Elle oublie également qu'elle vouait aux gémonies la nécessaire cohabitation qu'elle souhaite aujourd'hui, lorsqu'elle celle-ci s'exerçait à ses dépens (Jospin/Chirac).
Oui, demain est un autre jour.
La droite a peur et imagine deux scénarios possibles :
Premier scénario : la politique de F.Hollande échoue. Les mesures misent en place ne donnent pas les résultats escomptés, les comptes publics se dégradent de plus en plus, le chômage explose, les communautés prennent le pas sur l'intérêt général et l'Europe se délite, bref, c'est un scénario catastrophe et c'est manifestement celui que la droite espère. Elle pourra alors reprendre les rênes et imposer définitivement la politique ultra libérale, celle de l'argent roi, qu'elle appelle de ses voeux.
Second scénario : par les mesures difficiles mais justes misent en place, F.Hollande réconcilie les Français et redresse l'économie. Son sens du compromis, loin de le desservir, lui permet de rallier à ses thèses une majorité d'Etats Européens et ainsi de relancer une Europe aujourd'hui moribonde. Son quinquennat est une réussite, un désastre pour la droite qui voit toutes ses prédictions apocalyptiques et donc sa crédibilité mise à mal. Une très longue traversée du désert commencerait pour elle, et pour Copé et consorts, les rêves de retour au pouvoir en 2017 s'envoleraient.
Oui, demain est un autre jour.
Demain, ne nous décevez pas monsieur le Président.
En attendant, portez-vous bien.