Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...

jeudi 3 mai 2012

Hollande m'a tuer...

Une première.
J'avais projeté d'écrire ce billet en regardant le débat en direct.


21H00 :
Ouverture. Sur le plateau Pujadas et Ferrari qui remplacent les plantes vertes dans le décor.
Tiens, Sarkozy a un bottin sous les fesses. Non, je déconne...
Hollande ouvre le feu. Il semble un peu tendu mais il parle posément avec calme.
Sarkozy a le visage grave, sa tête des mauvais soirs. D'entrée, il se lance dans le dénigrement.
Et le mensonge : "je ne suis pas le président d'un parti". Ah bon, et l'UMP alors ? Il continue : "il n'y a pas eu d'émeutes pendant mon quinquennat"....
Sarkozy essaie de mettre en cause le silence de Hollande sur les prétendues insultes proférées par son camp.
Hollande réplique très brillement et ne se laisse pas marcher sur les pieds.

L'intensité des échanges augmentant, j'ai du mal à suivre le rythme. J'arrête ici ma retranscription. Ce matin, en relisant mes notes, je m'aperçois qu'elles ne sont pas publiables en l'état.


Alors, qui a gagné ?
Sarkozy, sans aucun doute. C'est du moins l'avis des Copé et autre Morano...Hollande bien sûr rétorque les socialistes.
Qu'en est-il vraiment ? une chose est certaine, l'objectivité n'est pas de mise, chaque camp, et c'était prévisible, glorifie la victoire de son champion. 
Si vous étiez devant votre TV, comme 17 millions de français, vous avez votre avis, comme j'ai le mien, le voici :
Sur la forme : 
Les snipers de Sarkozy, confiants tant dans les qualités de leur champion que convaincus de la mollesse de Hollande annonçaient que le candidat socialiste allait "être pulvérisé...atomisé...explosé"..
C'est manqué ! Sur le plan du débat, Hollande a tenu la dragée haute au Démiurge qui s'en est trouvé quelque peu déstabilisé.
Hollande n'a pas esquivé toutes les attaques mais a toujours répliquer avec une certaine sérénité et contre-attaqué très opportunément.
Avantage Hollande.
Sur le fond :
Hollande a déroulé son programme sans se laisser déstabiliser face à un Sarkozy dans son registre habituel, c'est à dire approximations et mensonges. Quelques exemples ?
     -"L'éolien a été multiplié par 4 ou 5" sur le quinquennat". La réalité ? Par 2.2

     -"L'Education nationale à elle seule représente la moitié des effectifs de la Fonction publique". La réalité ? 20%...
     -La France est avec la Suède, "le pays qui a les impôts les plus lourds". La réalité ? Six pays ont un total d'impôts directs et indirects plus élevés qu'en France : Le Danemark, la Suède, la Belgique, l'Italie ou encore la Finlande. 
Hollande a en permanence recadré le Président-Candidat sur son bilan mais ce dernier en se montrant agressif a su esquivé, bien qu'il ait en permanence fait appel à Mitterrand et Jospin, ce qui pour un homme soit disant tourné vers l'avenir fait montre d'un manque flagrants d'arguments.
Egalité.
Sur la conclusion : 
Hollande, le visage grave, dans une envolée quasi lyrique qui restera dans l'histoire des débats politiques, a décrit sa vision du rôle du président, commençant tous ses arguments par un "moi, Président ". 
Simplement brillantissime. Revivez ce grand moment ICI :  La vidéo.
 Sarkozy, écrasé par cette profession de foi s'est contenté d'un minable appel aux électeurs de Bayrou et Le Pen.
Avantage Hollande par KO.


Ce matin, une évidence s'impose :  François Hollande a bien l'envergure d'un Président. Certains en doutaient.
Moi pas.
Vite, dimanche...
Et en attendant, portez vous bien.


**Ce matin, au micro des radios, Hollande a donné sa vision du débat, se contentant de commenter le fond. Perdurant dans le minable, le Président-candidat-menteur s'est relancé dans l'invective, en attaquant avec une ironie pathétique et des arguments mensongers le bilan de Hollande président du conseil général de Corrèze. Pourquoi donc ne l'a-il-pas fait hier soir ?


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