Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...

mercredi 16 mai 2012

Casses-toi, pov'con...

Avant le combat des législatives, il faut que je vous parle de quelques polémiques récurrentes qui commencent sérieusement à me taper sur les nerfs.

1ère polémique : la condamnation de J-M Ayrault. Dès que son nom a été évoqué, on a ressorti cette condamnation pour fait de favoritisme. On l'évoque à chaque fois que son nom est prononcé. Quand j'écris "on", il faut lire la droite bien sûr qui ne se lasse pas d'évoquer le sujet, sans craindre curieusement les éventuelles foudres de la justice puisque évoquer sa condamnation, qui date de 1997, pourrait constituer un délit. Pourtant, à propos de justice, certains UMP pourraient bientôt avoir à faire avec quelques juges d'instruction, à commencer par J-F Copé.


2ème polémique : la droite ne manque pas une occasion de s'extasier sur la dignité dont à fait montre Nicolas Sarkozy dès le soir de sa défaite en félicitant immédiatement le vainqueur. Je pose la question : pouvait-il vraiment faire autrement ?  Vous l'imaginez déclarer "vous êtes vraiment des connards d'avoir élu cet abruti au lieu de continuer à me faire confiance !". Remarquez, il n'est pas impossible qu'il l'ait pensé très fort...

3ème polémique : alors là, on touche au sublime. Les ténors de l'UMP dénoncent le manque "d'élégance" du nouveau président et soulignent le contraste avec l'attitude "digne" de leur champion. 
François Hollande raccompagne le couple Sarkozy sur le perron de l'Elysée, serre la main de son prédécesseur et... tourne les talons sans l'accompagner jusqu'à sa voiture et attendre qu'elle démarre. 
Il allait quand même pas le prendre dans ses bras et écraser une larme. Je me demande même s'il ne lui aurait pas murmuré, tout en lui serrant la main, "casses-toi pov'con !". Il lui fait quand même un petit signe de la main, mais curieusement, à ce moment précis, il ne le regarde pas dans les yeux...

4ème polémique : dans son discours suivant son investiture, F.Hollande rend hommage à tous ses prédécesseurs. Outre François Mitterrand, le socialiste a un mot pour chacun d'entre eux : Charles de Gaulle, le "prestige", Georges Pompidou "l'industrialisation de la France", Valéry Giscard d'Estaing "la modernisation de la société", Jacques Chirac les "valeurs de la République" faisant ressortir l'action force de leur présidence, mais quand vient Nicolas Sarkozy, il se contente de lui adresser... ses voeux "pour la nouvelle vie qui s'ouvre devant lui". Les roquets UMP s'étranglent de rage devant ce crime de lèse-majesté. 
Non mais quoi encore, qu'est ce qu'ils voulaient ? Que F.Hollande lui cire les pompes et le félicite pour les cinq années qu'il vient de nous faire subir ? Soyons sérieux.

5ème polémique : qui finalement n'aura pas lieu. L'UMP avait préparé la grosse artillerie et commençait à chauffer la salle en prévision de la nomination donnée comme certaine de "la dame des 35H" au gouvernement. Damned, manqué ! Ce salopard de Hollande leur a coupé l'herbe sous les pieds et ils ont été obligés de remettre rageusement les goupilles des grenades qu'ils s'apprêtaient à balancer.

Mais pas d'inquiétude, cette droite qui n'accepte pas sa défaite a sans aucun doute des réserves et le feu nourri devrait très vite reprendre, suite à la nomination du gouvernement par exemple.

Tandis que j'écris ce billet, je regarde sur BFMTV la présentation du gouvernement.
Je ne me permettrais pas de juger les compétences de chacun, je note simplement que la nouvelle génération est aux manettes. Seuls "rescapés" des anciens du parti, Marylise Lebranchu dont personne ne peut contester les grandes compétences et Fabius. Ah ! Fabius. Bien joué. Il rêvait de ce ministère et en lui donnant satisfaction F.Hollande en a fait un allié et a totalement annihilé son pouvoir de nuisance.
Tiens, rions un peu. 1ère réaction de Marine Le Pen : elle dénonce "l'état socialiste". Ben oui ma chérie, tu croyais qu'on allait te nommer 1er ministre et demander de former le gouvernement ?
Portez-vous bien.

Mise à jour du 17/05 : vous avez remarqué ? A cette heure, aucune réaction significative des ténors de l'UMP. 
Patience. 
Leurs missiles étant dirigés vers d'autres cibles potentielles, ils ont été pris de court. Le temps d'éplucher frénétiquement les CV des inconnus qui ont été nommés et ça va être le "tapis de bombes"...