Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...

lundi 7 mai 2012

Bon et maintenant...

Cher François.


Tu es le nouveau Président de la république. Tu vas t’asseoir dans le fauteuil de Mitterrand. 
Quel parcours ! 
Toi, le péquenot Corrézien, toi envers qui tes adversaires, et hélas pas seulement à droite, n'avaient pas de mots assez insultants, toi qui avait osé annoncer que tu défierai l'immense DSK aux primaires, toi le terne candidat venu du diable vauvert, laboureur inlassable des provinces françaises, toi François Hollande tu as vaincu son Immensité Sarkozy 1er (et dernier) du nom.
Gloire à toi.

Ton élection  désole la droite : Guaino (conseiller de l'ex-président) et l'indicible Estrosi (maire de Nice) ont déclaré "ressentir un sentiment d'injustice". Traduit de la langue de bois vers le français, on doit comprendre "les français qui ont voté Hollande sont des cons" autrement dit, on continue à afficher le même mépris, comme avant. NKM met la défaite de Sarkozy sur le dos de Marine le Pen, laquelle lui retourne le compliment. Copé affirme que l'UMP va rester souder mais ses crocs ruissellent déjà du sang de ses "amis", Xavier "Bouboule"Bertrand, ministre du travail chômage bavoche des banalités à pleurer tandis que Wauquier affûte son couteau...Ca va cogner...
Mais nous, on s'en fout, on a gagné !
Bon, et maintenant !
Cher François, pardon, Monsieur le Président, car l'heure n'est plus aux familiarités, vous avez l'opportunité de modifier le scénario du film catastrophe en réécrivant l'avenir.
Ce n'est pas seulement l'Europe, mais le monde entier qui va vous observer, vous surveiller, vous juger et surtout, vous critiquer. 
On vous réfute cet "état de grâce" qu'on a prêté si volontiers à d'autres.
Pourtant, les lignes commencent déjà à bouger : Fräulein Angela, qui a pris une veste aux élections régionales de Berlin et qui voit la crise pointer son nez en  Allemagne où des voix commencent à s'élever pour fustiger sa politique d'austérité vous invite en AllemagneCameron, 1er ministre Libéral Anglais, soutien inconditionnel de Sarkozy et largement contesté chez lui, vous a chaleureusement félicité, Barroso chef du gang ultra-libéral de la Commission Européenne a commencé à baisser son pantalon...
Tous ces braves gens qui vous ont snobé pendant la campagne vous font maintenant des grands sourires et vous ouvrent les bras. C'est que les politiques ont la mémoire courte,  très courte. 
Pour eux, la page Sarkozy est tournée.
Pour nous aussi.
Alors, quels sont les enjeux ? 
On en parle dans un prochain billet.
En attendant, portez-vous bien (même si vous avez voté Sarkozy...)