Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...

jeudi 29 décembre 2011

Où, quand, Epilogue...



C'en est trop, je craque, il faut maintenant que je sache : alors
OU ? et QUAND ?
Nous nous sommes quittés sur cette double question.

Je vous résume brièvement les faits : nous sommes le 1er décembre, dans le garage à Montmerle, au milieu de cartons, en plein déménagement vers une nouvelle demeure.
Colette rentre du travail et m'annonce que la mutation que nous n'attendions plus vient de lui être proposée.

L'heure de vérité a sonnée : c'est pour le 1er février et c'est à Nice.

Boum ! Servez chaud.
Dans le silence qui s'est abattu dans le garage, un ange en tongs et chemise  Hawaïenne passe, les ailes enduites d'Ambre solaire…
Moi : euuuh, Nice sur la Côte d'Azur ??????
Elle : oui, Nice sur la Côte d'Azur…
Je laisse un blanc pour vous permettre d'absorber le choc :





Car il s'agit bien d'un choc. Et même de plusieurs !
D'abord  la nouvelle de cette mutation. Nous avions définitivement abandonné cette hypothèse et  intégré l'idée de rester dans la région, au moins jusqu'à la retraite de Colette.
Ensuite, le moment où cette proposition survient, en plein déménagement.
Puis la date d'échéance : le 1er février sera vite là.
Enfin, bien évidemment la destination.
Surtout la destination. Au fur et à mesure que se déroulait notre conversation, j'essayais de deviner quel lieu nous était proposé. Le sud-ouest qui avait notre préférence ? Le Languedoc, pas mal non plus, voire la Bretagne que nous aimons beaucoup tous les deux ? Pas un seul instant je n'ai pensé au Sud, que nous n'avions même jamais évoqué.
Ne soyons pas hypocrite : tout le monde rêve peu où prou de vivre sur la Côte d'Azur, surtout dans cette région Niçoise. D'où l'intensité de l'émotion.
Allons nous accepter ? Poser la question, c'est y répondre. L'un comme l'autre n'avons jamais hésité à faire nos valises et à partir à l'aventure. Ce n'est pas aujourd'hui que nous allons reculer.
Pour nous, c'était OK. Restait à obtenir la validation définitive du transfert.

-Salon de Provence/dimanche 11 décembre/20H00
Demain, Colette à rendez-vous avec la DRH de la région Carrefour Sud-Est. Pour éviter tout stress, nous avons décidé d'arrivée la veille. Nous sommes au restaurant, et bien sûr cette opportunité de mutation occupe toute notre conversation, nous imaginons mille scénarios.
Demain, nous saurons…

-Salon de Provence/lundi 12 décembre/11H00
Nous attendons à l'accueil du siège de Carrefour. Un homme arrive,salutations, présentations, c'est le DRH. Colette disparait à l'étage.
L'attente commence. Je m'efforce de ne pas penser à ce qui se dit au-dessus. Je me concentre sur les allées et venues dans le hall. La vie quotidienne d'une entreprise, les livreurs, les employés qui se dirigent vers la machine à café. J'écoute les propos de la standardiste en essayant de deviner ceux de son interlocuteur. L'horloge tourne…

-Salon de Provence/lundi 12 décembre/12H15
Des pas dans l'escalier. Ce sont eux qui redescendent. Colette est imperturbable, impossible de deviner quoique ce soit sur son visage. Le DRH nous souhaite bon retour et disparaît.

-Salon de Provence/lundi 12 décembre/12H20
Nous sommes assis dans la voiture. Pas un mot n'a été prononcé. Je regarde les lauriers roses du parking agités par le vent. Un silence de cathédrale règne dans l'habitacle. Colette ouvre son sac, me tend une feuille pliée en quatre.
Je l'ouvre.
C'est sa lettre de mutation.

C'est fait, Nice nous tend les bras…..