Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...

mercredi 6 octobre 2010

Il y a un an...


Je l’ai écris il y a un an, pour annoncer mon départ à la retraite et je l’ai envoyé à un certain nombre de personnes pour les informer de l’évènement. Au nombre de réponses reçues, çà n’intéressait pas grand mode  Ca relativise l’importance, qu’on peut donner à sa petite personne.
Un an après, il est peut-être intéressant de le relire. Le voici ci-dessous :

Vous a-t-on déjà entretenu de l’année 1949 ? Evidemment!
Car quatre ans après la fin de la guerre, de grands évènements vont bouleverser le monde : la proclamation de la république Populaire de Chine et de la République fédérale d’Allemagne, la formation de l’OTAN, le premier journal télévisé, l’explosion de la 1ère bombe atomique soviétique, le train Paris-Bordeaux qui bat le record de vitesse à …131 km/h, etc.…etc.…
Cette année là, un vent mauvais emportait Margaret Mitchell, Marcel Cerdan, Ginette Neveu, Richard Strauss….Dans les maternités Dominique Strauss Kahn, Arsène Wenger, Bruno Mégret, Bruce Springsteen et autres Julien Clerc poussaient leurs premiers cris et, tandis que sur les écrans triomphait la « charge héroïque » de John Wayne, c’était » jour de fête » pour les « amants du capricorne ». Bourvil nous expliquait « la Tactique du gendarme » et Ray Ventura à « la mi-Août » admirait « la cabane au Canada » de Line Renaud.
Toutefois, c’est le 4 octobre, alors que les « feuilles mortes » se ramassaient à la pelle que s’est produit l’évènement le plus considérable : non, je ne veux pas parler de la naissance de Luis Sepulveda, auteur de l’immortel « Histoire de la Mouette et du chat qui lui apprit à voler » mais de celle de Guy Capdeboscq.
Jamais entendu parler ? Sans doute, mais c’est dommage. Doté d’une personnalité d’une banalité totale il passa une enfance tranquille entre parents et grands parents aimants ; sa scolarité besogneuse ne laissa pas de grands souvenirs à ses professeurs et désespéra plus d’une fois son pauvre père. Son devoir militaire accompli dans l’anonymat d’une caserne en Allemagne, comme tout le monde, il se maria, eut deux enfants et, quelques années plus tard, comme tout le monde il divorça.
Vous auriez probablement ignoré à jamais son existence si vous n’aviez trouvé ce matin dans votre boite à lettres cette carte vous informant que, suite à quarante années de présence au travail pendant lesquelles, appliquant avec opiniâtreté sa devise consistant à ne jamais remettre au lendemain ce qu’il avait l’intention de laisser faire aux autres et s’efforçant péniblement de justifier le maigre salaire qu’il volât à ses patrons successifs, il prendra à partir du 1er novembre 2009 une retraite qui délivrera enfin de sa présence son employeur et ses malheureux collègues.
Alors, enfin, il jettera aux orties ses tristes oripeaux et commencera pour lui une vie tant attendue de gloire et de lumière : il deviendra le Mozart de l’aquarelle, l’Arcimboldo du jardinage, le Rachmaninoff de la photo, l’Attila des rivières à truites.
Enfin peut-être !
Si vous le rencontrez, ne le détrompez surtout pas, il rêve…D’ailleurs il ne vous croirait pas.

Pas mal non ?
Portez-vous bien.

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