Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...

vendredi 28 octobre 2011

Crise de Sarkophagie aigüe...

Dressé sur ses ergots, il faisait face à son peuple, les haranguant pour les convaincre que leur avenir c'était avec lui et personne d'autre...Dans la foule, chacun se regardaient, dubitatifs...Lui insistait, parfois charmeur, parfois souvent menaçant. Il sait qu'il a absolument besoin d'eux même si leur nombre s'est réduit comme peau de chagrin. Finalement, ils décident de le suivre, certains en traînant les pieds.

Ne vous méprenez pas, cet homme ne s'appelle pas Nicolas, mais Thomas...
Je ne suis pas en train de vous faire le compte-rendu de la prestation télévisuelle de notre bien aimé Satrape.  Hier soir, j'étais sur Canal+, et la scène que je vous ai décrite se passe dans l'excellentissime série "The Event". Si vous ne l'avez pas regardée du début, difficile de vous y raccrocher, l'intrigue est plutôt complexe. Tant pis pour vous, vous achèterez le DVD.
En bon Sarkophage fidèle à ses principes, je n'ai regardé ni la une, ni la deux. La tronche de Sa Grandeur sur deux chaînes, merci bien.
Les commentaires vont bon train ce matin. Certains pensent que nous sommes revenus au bon vieux temps de l'ORTF où toute les interventions du pouvoir étaient taillées aux mesures du locataire de l'Elysée. Ils se trompent. D'abord, à cette époque il n'y avait qu'une chaîne et elle était en noir & blanc. Ensuite, Michel Droit est mort depuis longtemps (quoique JPP pourrait lui être comparé, en beaucoup moins brillant, mais bien plus servile).
Et puis regarder cette pantalonnade pour quoi faire ?  Les couplets de la chanson sont connus :
C'est pas moi, c'est les autres : Mitterand, Jospin, Chirac, (tiens, il ne cite pas la marquis de Ballamou). Et pourquoi pas Napoléon, Louis XIV voire Vercingétorix....Certes, Il y a eu la crise des subprimes en 2008, la crise économique en 2009, la crise de la dette en 2011 ; mais il oublie que le bilan catastrophique de la France est avant tout celui de son parti, au pouvoir depuis 1995. Mettre en permanence en avant l'argument des 35H qui auraient ruiné la France devient grotesque : en 16 années de pouvoir, la droite avait largement la possibilité d'abroger cette loi, elle s'est contenté (comme souvent) de grands discours sans concrétisation.
Vint ensuite le temps de l'autosatisfaction. Voici les extraits d'un texte copiés sur le site de l'UMP : "Voilà c'est fait ! La dette grecque sera réduite de 50% et les marchés financiers saluent l'accord qui a été trouvé. Notre Président, tant décrié, vient de démontrer une fois encore toute son efficacité. Sans Nicolas Sarkozy, la France aurait-elle joué le rôle de fer de lance dans les négociations qui ont eu lieu ?...notre Président de la République Nicolas Sarkozy nous a représenté et a su nous défendre et nous protéger du danger qui commençait à poindre. Aujourd'hui, nous pouvons dire merci à Nicolas Sarkozy" !
Authentique : il faut lire plusieurs fois pour le croire. "le danger qui commençait à poindre"...En réalité, le danger c'est eux !
Il y a quelques semaines encore, notre Grand Timonier  affirmait qu'il était hors de question d'envisager un défaut de paiement de la Grèce. Aujourd'hui, le même nous annonce fièrement que 50 % de cette dette est effacée. Et demain ?
Comment continuer à faire confiance à de tels irresponsables ? Contre l'avis de tout ce que le monde économique compte de sérieux, le gouvernement a bâti son budget 2012 sur une prévision de croissance de 1.75%. Le Grand Berger, toute honte bue, annonce publiquement à la télévision qu'il faut ramener cette prévision à 1%. Dans n'importe quelle entreprise à peu près gérée, les responsables d'une telle incompétence (seulement 43% d'erreur) seraient immédiatement débarqués...
Les mesures pour combler cet écart (juste 7 ou 8 milliards !) seront dévoilées après le sommet du G20. Pourquoi ? Sommes nous donc incapables de prendre de décisions nous-mêmes ? Avons nous besoin de l'avis des autres nations ? Ou alors, plus grave, allons nous leur tendre la sébille ?
Comment continuer à faire confiance à un homme qui a atteint un tel niveau de fatuité qu'il n'est même plus conscient de ce qu'il dit : "Les prêts de la France à la Grèce n'ont rien coûté, ils ont même rapporté 200 millions d'euros d'intérêts" ! Quelle honte !!!
Vient enfin le temps des prédictions : "du fait de la dette publique, les Français risquent rien moins que le sort des Grecs, Espagnols, Portugais ou Irlandais : la baisse des salaires, des pensions de retraites, la destruction du modèle social, la mort de la sécurité sociale, etc… « Nous sommes au bord du gouffre"
Technique éprouvée : je te fous bien la trouille et je t'explique qu'il n'y a que moi pour t'éviter ces catastrophes.
Désolé, ça ne marche plus. Cette fois on va essayer autre chose...
Portez-vous bien